. CONGREGATION BOUDDHISTE VAJRAYANA "KAGYU RINTCHEN TCHEU LING" > Kagyu Rintchen Tcheu Ling - Kagyu Yi-Ong Tcheu Ling

 

 

 

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> Un lieu consacré à la pratique

 

 

 

 

C’est entre mai 1987 et septembre 1988 qu’a été effectué — par quelques bénévoles - le gros œuvre de l’édifice. Les fondations ont été bénites par Kalou Rimpotché, Bokar Rimpotché, en présence du Député-Maire de Montpellier (ci-contre).

Le temple se situe sur la propriété de Kagyu rintchen tcheu ling, à côté de la résidence des lamas, en bordure de la route de Mende.

Il s’agit en fait d’une construction de 80 m2 entièrement réalisée en bois, et respectant l’architecture et la décoration des ses modèles tibétains.

Le temple dispose d’un pignon d’or au sommet de la tourelle. Les fresques originales ont été réalisées par Lama Tènpa Ragyé.

La consécration a été accomplie en 1990 par Bokar Rimpotché. Sa Sainteté le Dalaï Lama l’a également bénit le 25 septembre 2000.


> Une symbolique complexe

 

Le temple tibétain est la représentation symbolique des mandalas habités par les divinités [émanations des bouddhas] des "champs purs". Il préfigure, dès que nous en franchissons le seuil, la communion future entre notre état de conscience purifié et révélé par la pratique méditative avec le mandala des divinités.

Les symboles abondent aussi dans le détail et font du lieu un véritable support d’enseignement et de méditation. En voici quelques clés :

· la porte d’entrée symbolise l’entrée sur le chemin de la libération

· Les trois niveaux du temple : les Trois corps de l’éveil d’un bouddha

· Le toit : la fin de toute souffrance

· La roue du dharma flanquée de deux biches : l’enseignement du Bouddha (et le premier au Parc des Gazelles)

· Le pignon d’or, représente de nombreux aspects du dharma : de bas en haut, par exemple, [1] Les Trois joyaux ; [2] ceinture de l’attention et la vigilance ; [3] le joyau à facettes représente les qualités multiples du dharma ; [4] l’aiguière aux trésors symbolise le dharma répondant aux besoins de tous les êtres, couronnée par le joyau qui accomplit tous les souhaits et qui représente l’illumination.

A l’intérieur, on découvre une profusion de statues dont celle du Bouddha Sakyamuni au centre de l’autel, les 21 Taras dans les niches vitrées de l’autel, les bols d’offrandes, cierges, brocarts, objets et mobilier des rituels, également dans les niches de l’autel, l’intégralité des sutras et des tantras.


 

> Des fresques originales

 

Un des éléments les plus frappants est l’abondance de fresques : elles couvrent tous les murs, jusqu’au plafond de la coupole qui représente un mandala. Ces peintures, réalisées par Lama Tenpa Rabgyé, toutes basées sur l’iconographie du bouddhisme tibétain, sont entièrement originales. Elles participent à la dimension symbolique ainsi qu’au rôle didactique du temple, mais elles sont aussi un témoignage magistral de l’art sacré himalayen. Les fresques représentent des éléments décoratifs, des signes de bon augure, des mantras en sanscrit, des maîtres et disciples de la lignée, mais en premier lieu, le Bouddha (au centre de l’autel) et ses émanations (Tchènrézi, Tara Verte, Tara Blanche, Amitabha, Guru Rimpoché, etc.).

Virudhaka "Homme à la dépouille" d'éléphant (à gauche), est l'un des quatre gardiens (les lokapalas) qui protègent l'entrée du temple avec Virupaksha (rouge) et Vaishravana (jaune) (à droite) et Dritarashtra (ci-dessus) reconnaissable à sa vina.

 

 

> L' autel

 

Il s’agit dans son ensemble d’un « présentoir à offrandes » [tche-sham] adressées aux bouddhas et aux divinités présents sous forme de statues. Les bols d’offrandes (héritage des traditionnelles offrandes indiennes) et les lumières occupent une place de choix avec le mandala (représentation de l’univers), les tormas (figurent des divinités sous une forme abstraite).

Symbolique des bols d’offrande :

· L’eau pour boire apaise la chaleur des passions · L’eau lustrale lave notre esprit des empreintes négatives et des voiles · Les fleurs ouvrent le lotus de la félicité · L’encens révèle la vraie nature de la manifestation · La lumière conduit à la claire lumière de l’esprit · L’eau parfumée fait naître la sagesse jointe à la compassion · La nourriture met en mouvement la dynamique de la sagesse · La musique préfigure les qualités rayonnantes de l’éveil.

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> Les Yidams, supports de méditation

Tchènrézi (Avalokiteshvara)

Sangyé Mènla (Bouddha de médecine)

 

« La nature de bouddha, substrat de la purification, est manifestée comme le corps de la divinité avec ses marques et signes adamantins. Cette manifestation analogique est la voie, dont le fruit pur est le corps divin fondamental. » Djamgoeun Kontrul Lodreu Thayé, Le Résumé des points essentiels.

Autrement dit, toutes émanent du Bouddha et en représentent une qualité particulière. Il nous appartient de conjuguer l'influence spirituelle d'un yidam avec la puissance de la pratique qui lui est associée, pour pouvoir parvenir à la réalisation de la nature pure de l’esprit, c'est-à-dire nous mettre en relation avec notre propre nature de bouddha.

(<-- ci-contre : quelques représentations des "divinités" couremment pratiqués dans notre tradition)

 

 

Ci-dessus : deux paons (symbole de purification) entourant les Trois joyaux (détail de fresque)

Guru Rimpotché (Padma Sambava)

Tara Verte

Bibliographie : Tcheuky Sèngué, Le temple tibétain et son symbolisme, Claire Lumière, 1998.

Le temple est ouvert au public 30 mn avant les sessions : lors des enseignements, stages, retraites, etc. (voir : programme). et lors de la journée "portes ouvertes" (quand celle-ci se déroule à Montpellier).

Avant d'entrer dans ce lieu consacré, il est nécessaire de se déchausser (meuble à chaussure prévu à cet effet) dans le hall et d'avoir une tenue correcte (pas de torse nu, etc.), cela, par respect. Les personnes ayant pris refuge font trois prosternations devant la statue du Bouddha. On s'assied en tailleur sur un coussin.